Un film prophétique ?

Extrait d’Idiocracy, réalisé par Mike Judge (2006).

De l’humour bête et méchant, la critique de la bêtise en mode beauferie assumée, ce film enfonce clairement des portes ouvertes, de manière pas subtile du tout (mais alors vraiment pas du tout!), on est très loin du film finement et délicatement subversif, rien de fin ni de délicat dans ce film qui est une bonne grosse critique de notre société (et pas seulement américaine) et surtout de sa décadence. Mais il a le mérite d’être clair, corrosif. L’idée est simple : dénoncer la bêtise par la bêtise. Et ça marche plutôt ben ! En espérant qu’Idiocracy ne soit pas un film d’anticipation…

Synopsis : un américain moyen, le plus moyen des américains (!), devient le cobaye d’une expérience d’hibernation. Un programme qui tourne mal puisque notre américain moyen se réveille…. 500 ans plus tard ! Et en 500 ans, on ne peut pas vraiment dire que le monde a bien évolué : le pays est peuplé d’abrutis congénitaux, les déchets forment des montagnes, le président des Etats-Unis est un joueur de catch, l’eau a disparu au profit de boissons énergisantes, la télévision diffuse en boucle des programmes d’une débilité et d’une vulgarité sans nom, les livres ont disparu, etc. Le niveau intellectuel a tellement baissé que notre cobaye est devenu l’homme le plus intelligent de la planète !

Oh Mary !

Extrait de Dans l’ombre de Mary, de John Lee Hancock (2013).

Un très beau film servi par d’excellents acteurs (Tom Hanks et Emma Thompson) qui revient sur la naissance de l’inoubliable Mary Poppins. Un film que Walt Disney mettra des années à réaliser, des années durant lesquelles il essaiera d’acquérir les droits auprès de l’auteur, Pamela Lyndon Travers qui refuse que son personnage soit dénaturé par la folie hollywoodienne… Une bataille de longue haleine qui donnera naissance à un chef d’oeuvre du 7e Art !

Ah les figures de style…

Extrait de Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, réalisé par Michel Audiard en 1968.

Opération Dynamo !

Un pan de la seconde Guerre Mondiale largement oublié, du moins jusqu’à l’été 2017 où le réalisateur Christopher Nolan décide d’en faire un film : Dunkerque.

Mai 1940. Les troupes britanniques et françaises se retrouvent encerclés dans la nasse de Dunkerque, une étroite bande côtière. Plus de 400 000 hommes. Devant eux, la mer. Derrière, les chars allemands. Au dessus, les avions de la Lutwaffe qui mitraillent les plages. Trois « solutions » se dessinent : résister, périr ou être capturés.

L’Angleterre décide de tout mettre en oeuvre pour évacuer ses soldats : l’opération Dynamo est lancée. Elle dura du 26 mai au 4 juin 1940. Mais cette mission est rendue quasi impossible par le manque de bateaux (au regard du nombre d’hommes à sauver.) Un sauvetage qui nécessite également des sacrifices puisque des soldats devront freiner l’avancée allemande pendant que leurs camarades embarqueront.

L’Etat major anglais espère sauver 45 000 hommes tout au plus, ils sont 400 000.

Un incroyable appel à l’aide est alors lancé à tout ce qui navigue, petits ou grands bateaux afin de venir en aide à ces soldats. Navires de commerces, chalutiers, canots de sauvetage, bateaux de plaisance, chalutiers, petits bateaux privés (le plus petit mesurait quelque 5 mètres de long), des centaines de bateaux privés répondront à l’appel à leurs risque et périls. Au total, cette incroyable armada comptera quelque 800 navires. Dans l’histoire anglaise, ils continuent d’être surnommés les little ships.

Près de 340 000 hommes seront ainsi sauvés grâce à cette incroyable opération de secours, échappant à ce qui s’annonçait être une totale hécatombe.

35 000 soldats français seront fait prisonniers en opposant une résistance à l’avancée allemande. «La résistance héroïque de l’armée française a sauvé l’armée britannique, permettant à l’Angleterre de poursuivre la guerre», écrira, plus tard, Winston Churchill, rapporte un article de Libération.

Cette évcaucation sera surnommée « le miracle de Dunkerque ».

« Mais heu il y a des gens que ça intéresse ? »

Extrait d’On connaît la chanson, d’Alain Resnais (1997).