
Note : 5/5
Dès l’entrée, l’exposition fleure bon le « feel good » : on y croise des visiteurs ressortant avec un grand smile, certains tout de pattes d’eph vêtus, d’autres fredonnant du Diana Ross, d’autres encore esquissant des petits pas de danse, il n’y à pas à dire on a hâte de franchir les portes !
Boule à facettes géante (conçue par l’artiste française Jeanne Susplugas), Motown à fond les ballons, couleurs flashy, paillettes… Pas de doutes, nous sommes bien au cœur des années 70 !
Mais qu’on ne s’y méprenne pas : au delà des strass et paillettes et de ses sons (très!) entraînants, la musique disco est une musique d’émancipation, symbole des luttes de son époque et du vent contestataire qui a soufflé sur les dancefloor des années 70 !

Une musique festive ET engagée
« Disco, I’m coming out » met en lumière le parallèle entre l’émergence de la musique disco et les luttes politiques et sociales de l’Amérique des années 1970. Elle reflète, en effet, les luttes associées aux droits civiques, aux droits des homosexuels et au mouvement féministe, qui s’amplifient à la charnière des années 1960 et 1970. L’occasion d’apprendre (ou de se rappeler) que les discothèques constituaient, à l’époque, pour les femmes, les minorités ethniques et homosexuelles, un espace de liberté à l’abri des discriminations.
L’exposition, divisée en plusieurs chapitres, rend ainsi hommages aux communautés et aux minorités qui ont fait cette musique : africaine-américaines, latinos et LGBTQ+.

« Saturday Night Fever »…
Dans la seconde moitié des années 1970, la culture disco se popularise auprès d’un large public, aux États-Unis comme en Europe. Fin 1977, « La Fièvre du samedi soir« , film-symbole de cette expansion, impose la soirée en discothèque comme le loisir emblématique de l’époque, qui touche l’ensemble de la société, de la jet-set aux classes populaires.
Si le disco décline assez rapidement aux États-Unis dans les années 1980, il perdure au sein de la communauté LGBTQ+, et continue à se développer en Europe, en Afrique ou en Asie.

Une exposition captivante
A travers de nombreuses archives audiovisuelles, photographies, instruments, costumes, objets de design d’époque, l’exposition, riche et fournie, est une expérience autant visuelle que sonore. A noter que la bande-son, immersive et inédite, a été mixée par le DJ français Dimitri From Paris
L’exposition est visible jusqu’au 17 août 2025. Plus d’infos sur philharmoniedeparis.fr.



