« Elle préfère s’enfermer avec ses invertébrés »

Boris Vian aurait écrit plus de 600 chansons… Celle-ci date de 1956.

Un classique de chez classique en Martinique

« 4 Kampé » passe absolument sur toutes les radios en Martinique, dans toutes les soirées, elle est fredonnée par tout un chacun régulièrement. Ce single devenu tube a été certifié disque de diamant en 2024 (500 000 équivalents ventes).

Une immersion en Irlande…

A découvrir (ou redécouvrir) sans modération ce groupe irlandais qui marqua les années 70 et redonna un élan à la musique Folk en France. Enjoy !

Antti Paalanen et son incroyable accordéon

Découvert il y a quelques années sur la scène du Festival du Bout du Monde, à Crozon (Finistère), où il avait littéralement embarqué le public dans une sorte de transe géante, l’auteur-compositeur-interprète finlandais Antii Paalanen réhabilite l’accordéon en l’amenant vers des métissages assez incroyables !

A noter qu’il se produira en concert en juin 2026 en France.

Mississippi John Hurt : des champs au chant…

Entre le travail à la ferme et les chantiers de chemins de fer de l’Amérique des années 20, Mississippi John Hurt se découvre pourtant très jeune une passion pour la musique et acquiert peu à peu une renommée qui dépasse alors les bals et fêtes qu’il anime dans le Mississippi. En 1928, il enregistre son premier disque mais le succès n’est pas rendez-vous et il décide de retourner vivre sur sa ferme. 35 ans s’écoulent…avant qu’il ne donne son premier concert au Newport Folk Festival en 1963, alors âgé de 69 ans, et ne devienne la nouvelle icone du revival du Blues !

Moondog : encore par trop méconnu…

Encore par trop méconnu, Moondog (de son vrai nom Louis Thomas Hardin) a pourtant composé quelque 400 œuvres.

Né en 1916 dans le Kansas (Etats-Unis), Moondog devient aveugle à l’âge de 16 ans à la suite d’une explosion d’un bâton de dynamiste au visage. Ce qui ne l’empêche toutefois pas d’apprendre le piano, le violon et l’orgue. A 25 ans, il part s’installer à New-York où il passera les 30 années suivantes de sa vie. Il fréquente de grands compositeurs (à l’instar de Bernstein) et de grands musiciens de Jazz (parmi lesquels on peut citer Charlie Parker ou encore Benny Goodman). Mais son look vestimentaire pour le moins « atypique » (le compositeur aime à porter des vêtements qu’il fabrique lui-même, une cape et un casque de Viking !) le coupe peu à peu du monde de la musique  « sérieuse ». En 1949, il commence à jouer dans la rue, souvent à l’intersection de la 53e rue et de la 6eAvenue à Manhattan.  Le succès est tel qu’il est contraint de se déplacer : il s’installe alors dans le quartier des clubs de jazz sur la 6ème Avenue, ce qui lui vaut le surnom de « Viking de la 6e avenue ». Il enregistre son premier album en 1953.

En 1974, c’est à l’occasion d’un concert donné à Francfort qu’il découvre l’Allemagne et en tombera amoureux. Une étudiante en géologie traduit ses compositions écrites en braille. Il donne son dernier concert en 1999 à Arles (France) avant de s’éteindre quelques mois plus tard à Münster (Allemagne).

L’un de ses titres les plus connus reste Bird’s Lament, reprise par le DJ anglais Mr Scruff.

Une version encore plus belle que l’originale !

Véritable star en Martinique (où il divise autant qu’il passionne), Kalash fusionne reggae, hip-hop, dancehall, rap et trap dans un style bien à lui. Avec cette version symphonique de son titre « Tombolo » et cette brillante prestation, Kalash prouve une fois de plus qu’il est incontestablement devenu une valeur sûre de la nouvelle scène française et caribéenne.

Colette Magny : grande oubliée de la chanson française

Son nom ne vous dira sans doute rien, la postérité est parfois mauvaise fille. Outre sa voix de velours, tout à la fois suave et puissante, outre son swing a nul autre pareil, outre son audace artistique, Colette Magny, née il y a 100 ans (en octobre 1926), fut également une grande figure contestataire des années 1970.

Dès 1965, elle affiche ouvertement son soutien à la révolution cubaine. Colette Magny ne chante pas. Elle vit ses chansons. Elle crie son engagement. A la manière d’une Violeta Parra. Avec une incroyable intensité. A la manière d’une Janis Joplin. Car Colette Magny bouscule, intrigue, dézingue tout sur son passage.

En 2025, sa nièce, Périne Magny, a publié un livre, « Colette Magny, remettre le western à l’endroit », rendant hommage à sa tante. En espérant que cette parution lui redonne un peu ses lettres de noblesse…