Le discours d’un roi, réalisé par Tom Hooper, 2011.
Synopsis
Angleterre. 1936.A la mort du roi George V, son fils David monte sur le trône. Mais sa liaison avec une américaine divorcée et encore légalement mariée à son second époux pour laquelle il s’est amouraché provoque une crise constitutionnelle. Les bonnes mœurs et la famille royale voyant d’un très mauvais œil cette histoire d’amour « illégitime », David décide alors d’abdiquer et d’épouser sa bien aimée (ah la famille royale et ses feux de l’amour!). Son jeune frère, Albert (le père de l’actuelle Reine Elizabeth) est donc contraint et forcé de prendre le pouvoir. D’un naturel discret et réservé, Albert (qui devient le roi Georges VI) n’a aucune envie de devenir roi. Atteint de bégaiement depuis l’enfance, son handicap lui rend la vie impossible et prononcer un discours est une véritable épreuve à surmonter. L’Allemagne nazie s’apprêtant à conquérir le continent européen, la tâche qui lui incombe est capitale. L’épouse d’Albert, Elizabeth Bowes-Lyon, lui dégote alors un orthophoniste, Lionel Logue, aux méthodes bien peu conformistes et controversées. Dans son cabinet, roi ou pas roi, c’est lui qui fixe les règles ! Parviendra-t-il à faire progresser Georges VI afin qu’il prononce, en 1939, un discours radiophonique déclarant l’entrée en guerre du Royaume-Uni contre l’Allemagne ?
Mon petit avis
Tout y est juste et maîtrisé à la perfection ! Tom Hooper (également réalisateur du superbe The Danish Girl en 2015) réalise ici un magnifique biopic tout en finesse et subtilité sans jamais tomber dans un académisme classique et ennuyeux.
Finement écrit et subtilement filmé, ce film à la mise en scène fluide et enlevée est porté par de superbes interprètes. A noter la remarquable performance du so british Colin Firth qui raflera d’ailleurs pour ce rôle l’Oscar du meilleur acteur en 2011. Ses face à face avec Geoffroy Rush sont d’une incroyable intensité.
Tom Hooper nous livre donc ici un grand moment de cinéma où se mêle l’intime et l’historique, l’émotion et l’humour, le tout avec l’élégance anglaise qu’on lui connaît.
Un film qui vous tient en haleine du début à la fin, sans fausse note aucune.
Il n’y a pas à dire : God save the queen and…the king !
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