Faisant ma petite revue de presse, je tombe sur un article mentionnant le lancement par Carrefour de la première « blockchain » alimentaire d’Europe. Alors je suis peut-être très bête mais, moi, « blockchain » (c’est un peu barbare comme terme d’ailleurs non ?!), ça ne m’évoque pas grand chose. Me voilà donc lancée à lire l’article. Donc si je comprends bien tout, Carrefour s’engagerait ainsi à assurer une traçabilité complète des produits que le groupe commercialise. Ah non, ça c’est l’objectif. Pour le moment, le groupe assure seulement la traçabilité du poulet d’Auvergne. La traçabilité devrait s’étendre à 8 autres produits d’ici la fin de l’année. ???
A ce stade de la lecture, je ne comprends toujours pas ce qu’est une « blockchain ». Ah, nous y voilà ! « La blockchain est une technologie de stockage et de transmission de données, transparente et sécurisée, dont une des principales applications est la création de cryptomonnaies », explique l’article. Bon alors décidément je dois vraiment être très très bête, mais, moi, ça ne me parle toujours pas tout ça. Moi, en tant que consommatrice lambda (et qui me considère pourtant comme une consom’actrice), je veux juste savoir d’où les produits que j’achète, que je consomme, proviennent (et même les produits transformés !). Alors si je comprends bien, il faut avoir la fameuse sainte « blockchain » (vraiment très très moche ce terme je confirme !) pour connaître l’origine de mes produits ?! Et j’ai droit de connaître seulement la traçabilité de 9 produits ? (Bein vi parce que si mes calculs sont bons : poulets + 8 produits = 9 !). Mais alors d’où viennent tous les autres….??????
La « blockchain » permet au consommateur, à l’aide d’un QR Code présent sur l’étiquette de visualiser le parcours complet de l’animal (lieu et mode d’élevage, nom de l’éleveur, alimentation reçue, labels, lieu d’abattage, etc.). Une « première européenne qui garantit aux consommateurs une transparence totale sur la traçabilité de nos produits », selon Laurent Vallée, secrétaire général et responsable de la qualité et de la sécurité alimentaire du groupe Carrefour. Alors oui bien sûr, « c’est mieux que rien », diront certains ; « c’est un premier pas », diront d’autres. Mais heu…en fait…ce ne serait pas plus simple que toutes ces infos soient inscrites directement sur l’étiquette ?! Car moi, par exemple, je ne suis pourtant pas si vieille que ça (non non je vous assure), je pense savoir à peu près manier les nouvelles technologies (oui j’ai bien dit « à peu près’) et pourtant je n’ai jamais utilisé un QRCode de ma vie. Et tout le monde n’a pas un Smartphone en sa possession, et tout le monde ne sait pas manier le QRCode, et tout le monde n’a pas internet, et tout le monde n’a pas la 4G non plus (et oui en campagne il y a encore des zones blanches ne l’oublions pas !).
Pas évident d’être consommatrice de nos jours…. Et puis c’est un peu carrément effrayant en fait tout ça, non ?! Je crois que j’ai trouvé la solution ! M’en vais de ce pas me cuisiner mes légumes du jardin, accompagnés de la viande de la ferme du coin, manger le pain du boulanger d’à côté et puis je finirai mon repas par un délicieux petit moelleux au chocolat fait maison (avec les œufs du poulailler il va s’en dire !)
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